Sports de percussion

Les disciplines qui utilisent le poing se distinguent moins par les coups autorisés que par ce qu'elles interdisent. Cette délimitation détermine la posture, la distance de combat et l'équipement.

Boxe anglaise

Seuls les poings, seule la partie avant du gant, et uniquement au-dessus de la ceinture. Quatre coups de base : direct, crochet, uppercut, et le direct du bras avant appelé jab. L'interdiction des jambes rapproche la distance de combat et donne son importance au jeu de jambes latéral. Les règles du marquis de Queensberry, publiées en 1867, ont fixé le gant, la reprise de trois minutes et le compte de dix.

Boxe française

La savate autorise poings et pieds, mais uniquement chaussés, et interdit les coups de tibia et de genou. Elle se caractérise par des coups de pied précis et un vocabulaire technique propre, fouetté, chassé, revers. Codifiée au dix-neuvième siècle par Charles Lecour puis Joseph Charlemont, elle occupe une position intermédiaire entre boxe anglaise et boxes asiatiques.

Boxe thaïlandaise

Le muay-thaï autorise huit surfaces de frappe : poings, pieds, genoux et coudes, ainsi que le corps à corps avec saisie de la nuque, appelé clinch. C'est la discipline de percussion la plus complète, et la posture y est plus haute et plus frontale qu'en boxe anglaise, pour permettre les défenses de jambes.

Karaté et disciplines codifiées

Le karaté sportif compte les points sur des techniques contrôlées, la puissance étant maîtrisée avant l'impact. Le taekwondo privilégie les jambes et protège le tronc par un plastron électronique. Le kick-boxing et le full-contact occupent des positions intermédiaires selon les fédérations. Chacune de ces règles produit une gestuelle différente, et un pratiquant transposé d'une discipline à l'autre doit reconstruire sa distance.

Protections

Les bandes de maintien, enroulées autour du poignet et des métacarpiens, comptent davantage que le gant pour prévenir les fractures : elles solidarisent les os entre eux. Le gant, lui, protège surtout celui qui reçoit, en répartissant l'impact sur une surface plus large. Le protège-dents, enfin, réduit les fractures de mâchoire et, en amortissant la transmission, une partie des commotions.